Henri Giraud

Henri Honoré Giraud est né à Paris, en France : Henri giraud. Diplômé de l’Académie militaire de Saint-Cyr en 1900, il a servi en Afrique du Nord française, puis pendant la Première Guerre mondiale, où il a survécu à de graves blessures de guerre. Dans l’entre-deux-guerres, il sert dans l’armée française à Constantinople et au Maroc.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il a commandé le 7e, puis le 9e groupe d’armées dans la défense de l’invasion allemande.

Il réussit à retarder légèrement l’avancée allemande aux Pays-Bas, mais ne peut empêcher sa propre capture par l’ennemi le 19 mai 1940. Il est retenu comme prisonnier de guerre au château de Königstein, près de Dresde.

Le 17 avril 1942, il s’échappe du château et passe dans la France de Vichy via la Suisse. Cette évasion a fait de lui une cible pour les assassins allemands, mais son soutien initial à Philippe Pétain lui a peut-être sauvé la vie.

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Le 7 novembre 1942, il se rend à Alger pour rencontrer du personnel britannique, qui l’emmène à Gibraltar pour rencontrer Dwight Eisenhower.

Il est sollicité par les Alliés occidentaux pour participer au prochain débarquement allié en Afrique du Nord (opération Torch), mais Giraud n’acceptera de fournir son soutien que s’il est nommé commandant général de l’opération.

François Darlan, qui coopère ensuite avec les Alliés, devient le Haut Commissaire pour l’Afrique du Nord et de l’Ouest française, un poste que Giraud souhaitait s’il avait coopéré avec les Alliés. Le 10 novembre, il se soumet finalement aux Alliés en tant que commandant de l’armée de Darlan.

Moins de deux mois plus tard, Ferdinand Bonnier de La Chapelle, âgé de 20 ans, assassine Darlan, donnant à Giraud l’opportunité de devenir le chef des Français en Afrique. Il a reçu cette responsabilité avec le soutien d’Eisenhower.

À ce poste, il devient co-président de la France libre avec Charles de Gaulle, bien que ce dernier, plus politisé, continue à consolider son propre pouvoir aux dépens de Giraud.

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Le 13 septembre 1943, Giraud mène le débarquement sur l’île de Corse, arrachant le contrôle de l’île à la France de Vichy en se ralliant aux rebelles communistes. Cette action lui vaut de nombreuses critiques, et il finit par perdre tout pouvoir politique au profit de de Gaulle en novembre 1943. En conséquence, il se retire de son poste au sein de la France libre.

Après la guerre, Eisenhower a écrit avec tendresse sur Giraud. « Giraud était mon ami », a-t-il écrit. « C’était un homme de combat et complètement honnête et direct. »

Le 28 août 1944, il a survécu à une tentative d’assassinat en Algérie.

Après la guerre, il a participé à la rédaction de la constitution de la nouvelle république française et a écrit deux livres sur ses expériences pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est décédé à Dijon, en France, en 1949.

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