Opération Cerberus

Une petite flotte allemande est stationnée à Brest (France), qui, au début de 1942, a subi des raids aériens alliés de plus en plus nombreux.

Pendant ce temps, la Norvège, riche en minerai de fer et stratégiquement placée pour fournir à l’Allemagne un flanc nord, manque de ressources navales adéquates.

Pour ces raisons, la marine allemande a décidé de déplacer la force de Brest vers la Norvège pour rejoindre le cuirassé Tirpitz.

Comme les Alliés sont actifs dans l’Atlantique Nord, il est décidé que les navires de Brest feront le voyage à travers la Manche.

Le nom de code allemand de l’opération était Unternehmen Zerberus (Opération Cerberus), tandis que le surnom britannique était « Channel Dash ».

L’opération, exigée personnellement par Adolf Hitler, est considérée comme si risquée que le grand amiral Erich Raeder refuse d’en assumer la responsabilité.

De l’autre côté de la Manche, les services de renseignement britanniques détectent une activité accrue au large des côtes françaises et soupçonnent à juste titre la flotte allemande de préparer un mouvement.

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En réponse, la marine britannique pose davantage de mines dans la Manche (Opération cerberus). À ce moment-là, il y avait plus de 1 000 mines dans l’étroite étendue d’eau.

Le 11 février 1942, les croiseurs de bataille Scharnhorst et Gneisenau ainsi que le croiseur lourd Prinz Eugen quittent le port de Brest escortés par six destroyers.

La détection de la flotte allemande est finalement parvenue au Haut Commandement britannique après 13 heures.

Les batteries côtières près de Douvres ont tiré sur l’emplacement approximatif de la flotte allemande, mais tous les obus ont manqué leur cible.

Après que certains torpilleurs n’aient pas réussi à toucher les navires allemands avec leurs torpilles, six avions Swordfish ont été immédiatement lancés pour intercepter la flotte allemande, bien que tous les Swordfish aient été perdus sans infliger de dommages significatifs.

En raison du mauvais temps, le Bomber Command n’a pas pu envoyer d’avions lourds pour engager les navires allemands.

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Lorsqu’ils se sont finalement décidés à lancer des bombardiers, seul un petit nombre d’entre eux ont pu larguer leur charge utile car ils ne pouvaient pas atteindre l’altitude idéale en raison d’épais nuages.

Le dernier acte de la série d’échecs britanniques est l’attaque par erreur, par des avions britanniques, de destroyers britanniques envoyés pour prendre contact avec la flotte allemande.

La flotte allemande traverse la Manche, à l’embarras des Britanniques, sans être à nouveau défiée. Les navires ont atteint leur destination à l’aube du 13 février.

Cependant, le Scharnhorst a été endommagé par une mine. Dix-sept avions terrestres allemands ont également été perdus lors de la couverture de l’opération.

En éloignant les navires des côtes françaises, les Allemands donnent aux Alliés un peu de répit en termes d’opérations navales au large des côtes d’Europe occidentale.

Comme le dit Raeder, qui n’est pas d’accord avec cette opération, l’Allemagne a remporté « une victoire tactique (mais) subi une défaite stratégique ».

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