La bataille de la Sarre

La Bataille de la Sarreou Offensive de la Sarre est lancée le 7 septembre 1939 par l’armée française contre l’Allemagne nazie en réaction à l’invasion allemande de la Pologne.

L’offensive est stoppée par le commandant en chef français le 16 septembre 1939. La bataille des clans. Le retrait des troupes françaises est ordonné le 21 septembre 1939 et achevé le 4 octobre 1939.

Le 23 août 1939, l’Allemagne nazie et l’Union soviétique concluent le pacte Molotov-Ribbentrop, un pacte de non-agression dans lequel les deux pays s’engagent à ne pas s’attaquer mutuellement et à ne pas le faire si l’un d’eux est attaqué par un pays tiers.

Adolf Hitler voulait réparer l’injustice perçue de la capitulation allemande lors de la Première Guerre mondiale et des représailles du traité de Versailles et reconstruire l’Erste Reich (Saint Empire romain germanique).

À cette époque, les Allemands avaient ignoré la démilitarisation de la Rhénanie, s’étaient emparés de la Sarre, avaient réalisé l’Anschluss de l’Autriche, des Sudètes et de la République tchèque et se préparaient militairement à une campagne en Pologne.

Une partie de l’invasion polonaise était une opération de camouflage en Allemagne, qui devait faire croire que la Pologne était l’agresseur qui envahissait l’Allemagne et que Hitler avait une raison politique d’envahir la Pologne à son tour avec ses divisions.

Les SS ont été appelés pour planifier un incident de frontière près de Gleiwitz. Ainsi, le 31 août 1939, débute l’opération Himmler, au cours de laquelle un SD-Sonderkommando envahit la station de radio allemande et laisse un criminel (issu d’une prison allemande) abattu dans un uniforme polonais pour donner l’impression qu’il s’agit d’un acte d’agression polonaise.

Le commandement du SD a envoyé un message radio disant que la bataille entre la Pologne et les Allemands avait commencé, après quoi la machine de propagande d’Hitler a expliqué l’action prévue à la presse étrangère, donnant aux Allemands une raison d’envahir la Pologne.

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Comme prévu, l’automne Weiss a commencé à 0445 heures le 1er septembre 1939. Le Royaume-Uni et la France déclarent la guerre à l’Allemagne nazie le 3 septembre 1939. C’était le début de la Seconde Guerre mondiale.

Offensive

La France avait assuré la Pologne qu’après le déclenchement des hostilités, son armée lancerait une offensive générale sur la frontière allemande. En raison de la crise diplomatique, dans la dernière semaine d’août 1939, plusieurs unités de l’armée française sont mises en alerte et envoyées à la frontière franco-allemande.

Dans un premier temps, ils sont restés les bras croisés, espérant toujours une solution diplomatique au conflit. A défaut, ils franchissent la frontière allemande près de Saarbrücken dans la Sarre dans la nuit du 7 au 8 septembre 1939, sous le commandement de Louis Faury, marquant ainsi le début de l’Offensive de la Sarre.

Au total, onze divisions (bien moins que les trente-cinq promises sur les quatre-vingt-cinq dont disposait la France) des Quatrième et Cinquième Armées ont pris part à cette opération militaire sur un front de vingt miles de large.

La résistance allemande est minime car pratiquement toutes les unités participent à l’invasion polonaise.

Hitler n’avait pas permis à l’Oberkommando der Wehrmacht de se préparer à une offensive française car il était convaincu que la France n’oserait pas déclarer la guerre. Il n’y avait que onze divisions allemandes entraînées sur l’ensemble de la frontière occidentale.

L’avancée française est principalement entravée par les barricades et les champs de mines du Mur occidental et les duels d’artillerie. Malgré une faible résistance allemande, il n’y a pas eu d’avancée française majeure.

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La raison en est que le commandement suprême français souhaite se limiter à la guerre statique pour le moment, car il existe encore de grandes lacunes en matière d’armement (notamment dans l’armée de l’air) et, à long terme, le temps joue en faveur de la France.

Il semblait donc irresponsable de mettre en péril cette supposée certitude de la victoire finale par une offensive stratégique audacieuse, qui, de plus, ne cadrait pas avec la très méthodique doctrine militaire française. Lorsque la promesse d’aide à la Pologne a été faite, il n’y avait aucune intention de la tenir.

Certes, il n’était pas question de franchir la ligne Siegfried : dès le 1er septembre 1939, le commandant en chef français Maurice Gamelin avait clairement fait savoir au Premier ministre Édouard Daladier qu’une attaque décisive contre l’Allemagne ne pouvait réussir qu’en violant d’abord la neutralité de la Belgique et des Pays-Bas, et en utilisant ces pays pour effectuer un mouvement circonférentiel autour du Mur occidental.

Les plans de l’Entente ne prévoient pas une telle action avant l’été 1941, lorsqu’un nombre suffisant de nouvelles divisions blindées sera en place.

Au cours de l’offensive, les Allemands se sont limités à la prise de saillies qui avaient déjà été dégagées par la population civile allemande. Par conséquent, il n’y a pas eu d’attaque contre les principaux ouvrages du Mur occidental.

Au sud-ouest de Sarrebruck, les cinquante kilomètres carrés de la forêt du Warndt, y compris le village de Lauterbach, sont occupés.

Au sud-est, avant Breitfurt, une bande de terre frontalière d’une largeur d’environ trente kilomètres et d’une profondeur maximale de huit kilomètres était occupée. Il s’agit notamment des villes de Bübingen, Kleinblittersdorf et Reinheim.

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Le 16 septembre, Gamelin a publié l’instruction personnelle n°4. Cet ordre de l’armée a de nouveau stoppé l’avancée, arguant que les Polonais étaient déjà sur le point de succomber à la pression allemande, de sorte que la poursuite de l’offensive semblait futile.

Le 21 septembre, l’ordre est donné de se retirer, au cas où les Allemands contre-attaqueraient. Ils ne l’ont pas fait, mais le 23 septembre, les bataillons de chars se sont retirés.

Le 30 septembre, les unités d’infanterie suivent, dans le plus grand secret afin de ne pas alarmer l’opinion publique. Le retrait est achevé le 4 octobre ; seul un écran protecteur d’infanterie légère subsiste.

Puis, le 16 octobre, les Allemands ont commencé à avancer. Les avant-postes français se retirent et le lendemain matin, la quasi-totalité du territoire allemand est libérée. Des deux côtés, les pertes sont faibles ; 198 soldats allemands meurent sur le front occidental au cours des deux premiers mois de la guerre.

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